

Pendant des décennies, le sol sous nos pieds a été traité comme une « boîte noire » dans les modèles climatiques et écosystémiques mondiaux. Nous savions que les microbes du sol étaient responsables de cycles biogéochimiques essentiels, mais leur immense diversité et la complexité de leurs interactions ont conduit à les simplifier en paramètres statiques ou à les ignorer comme « fonctionnellement redondants ». Ma carrière de chercheur a été consacrée à ouvrir cette boîte noire, en utilisant des outils moléculaires émergents et des théories écologiques pour comprendre comment les communautés microbiennes régulent le climat terrestre, répondent aux changements globaux et peuvent même être mobilisées pour la remédiation environnementale.

Tout consultant en données ne commence pas devant un tableur. Certains commencent dans un champ, en enfonçant des chambres d’échantillonnage de gaz dans la terre à l’aube, ou dans un laboratoire de biologie moléculaire, en faisant tourner des électrophorèses sur gel tard le soir. Voici l’histoire de la façon dont une carrière scientifique est devenue le socle d’un nouveau chapitre dans la data.
Ma carrière scientifique a véritablement débuté avec une thèse de MSc sur le Multiplex Terminal RFLP (M-TRFLP) — une méthode d’empreinte moléculaire permettant de caractériser les communautés microbiennes du sol avec une haute résolution. Ce premier travail, co-écrit avec Brajesh K. Singh et publié dans Applied and Environmental Microbiology, a posé les bases méthodologiques de nombreuses années de recherche.