

Pendant des décennies, le sol sous nos pieds a été traité comme une « boîte noire » dans les modèles climatiques et écosystémiques mondiaux. Nous savions que les microbes du sol étaient responsables de cycles biogéochimiques essentiels, mais leur immense diversité et la complexité de leurs interactions ont conduit à les simplifier en paramètres statiques ou à les ignorer comme « fonctionnellement redondants ». Ma carrière de chercheur a été consacrée à ouvrir cette boîte noire, en utilisant des outils moléculaires émergents et des théories écologiques pour comprendre comment les communautés microbiennes régulent le climat terrestre, répondent aux changements globaux et peuvent même être mobilisées pour la remédiation environnementale.